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L’histoire de Yu Boya qui a rencontré son âme sœur grâce au guqin est connue de tous les Chinois. Yu Boya était un grand maître de guqin à l’époque des Royaumes combattants. Grâce à sa technique extraordinaire, il s’était d’ailleurs mérité le surnom de « dieu du guqin ». Un jour, il avait quitté le Royaume Chu et était parti vers le Royaume Jin sur une petite barque. En route, il avait été enivré par les paysages pittoresques et s’était mis à jouer un air de qin. Au même moment passait un bûcheron nommé Zhong Ziqi. Celui-ci avait aussitôt été attiré par le son du qin. Yu Boya, voyant que le bûcheron savait apprécier sa musique, avait joué deux airs de plus. A sa grande surprise, le bûcheron avait compris que la musique décrivait de hautes montagnes et des eaux ruisselantes. Du coup, une profonde amitié s’était nouée entre les deux hommes qui s’étaient donnés rendez-vous l’année suivante. Le moment venu, Yu Boya s’y était rendu, enthousiaste, mais son ami était mort. Yu s’était donc dit : « Le seul qui connaissait ma musique n’est plus, alors à quoi sert de garder le guqin ! ». Ainsi, le musicien s’était résolu à ne plus toucher à son instrument. Voici donc une adaptation au pipa d’un air de guzheng du Henan qui s’intitule « Hautes montagnes et eaux ruisselantes ».
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L’air pour guzheng « Hautes montagnes et eaux ruisselantes » de l’école du Zhejiang est une adaptation d’un air pour flûte interprété par des bonzes du Temple Guandi du District de Tonglu du Zhejiang. Cet air est réputé pour son style simple et subtil.
Selon certaines archives, « Hautes montagnes et eaux ruisselantes » était à l’époque des Tang deux pièces séparées, l’un chantant les montagnes et l’autre les eaux. Le célèbre musicien de la dynastie Qing Zhang Kongshan a ajouté à l’air intitulé « Eaux ruisselantes » 72 notes imitant l’écoulement des eaux. « Hautes montagnes et eaux ruisselantes » est de nos jours l’un des airs anciens les plus joués.
« Chant du bateau en terre de rivières et de lacs » est l’œuvre qui a rendu célèbre le flûtiste Jiang Guoji. S’inspirant d’un air populaire du Zhejiang, M. Jiang a composé et joué cette pièce qui nous dévoile les beaux paysages de la campagne du Zhejiang.
« Chant du Royaume Wu »
Pour finir en beauté notre voyage musical, je vous propose d’écouter un air intitulé « Chant du Royaume Wu » interprété par M. Deng Jiandong. Né à Wuxi au Jiangsu, ce dernier est profondément attaché à son pays natal et il s’en inspire dans ses compositions. Bon nombre de ses oeuvres trouvent en effet leur source dans les mélodies du sud du Yangtsé. « Chant du Royaume Wu » se compose de diverses chansons populaires en dialecte wu qui sont chantées dans la vaste région du delta du Yangtsé, à savoir le sud du Jiangsu, l’ouest du Zhejiang et Shanghaï.
Zhang Jie
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