Faites une pause et regardez ce paysage.
C’est comme cela qu’on imagine le Tibet.
Avec l’achèvement de la ligne Qinghai-Tibet, protéger ceci est d’une importance primordiale.
Aujourd’hui dans Objectif Chine, dans la dernière partie de cette série, nous allons nous intéresser aux mesures environnementales que les ingénieurs et les ouvriers ont appliquées pour préserver cet espace tel qu’il est. Avec un écosystème si fragile et unique, c’était essentiel.
Comment pourrait-on ne pas vouloir préserver cela ?
C’est splendide !
En 2004, le film « Kekexili : la patrouille sauvage » sur l'espèce des antilopes tibétaines fait connaître cet animal rare.
Le film a acquis une renommée mondiale en faisant mieux connaître cette espèce menacée chassée pour sa fourrure.
L’antilope tibétaine est une espèce en danger propre au plateau tibétain où elle est chassée illégalement pour sa fourrure abdominale.
La protection de l’espèce était au centre des préoccupations des constructeurs.
Ils ont bâti 30 passages sous des ponts tout au long de la ligne de chemin de fer qui permettent aux antilopes de passer en période de migration.
Ainsi, les antilopes n’ont pas à traverser les rails et à risquer leur vie.
Ce monument commémore les actions de protection de l’environnement et leur importance pour la ligne ferroviaire.
Nous sommes à environ 4500 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Et comme vous le voyez, il neige... magnifique !
Chaque année au mois de juin, les antilopes tibétaines traversent Hoh-Xil pour mettre bas.
Et tout au long de la rivière Chumaer jusqu'au Lac Zhuonai, elles sont nombreuses sur les montagnes.
Avant de se rendre au Tibet, les ouvriers de la construction ont été informés sur les antilopes tibétaines.
Les raisons de leur rassemblement sur cette terre ne sont pas encore connues et les scientifiques en savent très peu sur cet animal.
Le site de construction était situé près de la rivière Chumaer, à Hoh-Xil.
Il se trouvait juste dans la zone où les antilopes avaient l’habitude de passer pendant leur migration.
Les unités numéros 12 et 14 étaient en charge des travaux dans cette zone.
Les ponts Wubei et Chumaer ont été conçus et construits pour ne pas perturber la migration des antilopes.
Mais même avec ces passages, l'antilope tibétaine ne semblait pas s’habituer à la présence humaine sur sa route.
La voie ferrée était étrange et intimidante pour les antilopes tibétaines.
L’énorme quantité de fer utilisée qui reflétait au soleil devait leur rappeler les fusils des chasseurs.
Elles étaient effrayées lorsqu’elles devaient longer le chemin de fer pour rejoindre le lac Zhuonai.
Le mois de juin est toujours le plus chargé pour les membres de la station de protection de la nature de Suo nan da jie.
En attachant la plus grande attention aux antilopes, les problèmes de migration étaient manifestes et les causes en étaient très simples.
Le bétail peut supporter le bruit des machines comme celui du chantier de construction. Mais ce n'est pas le cas pour les antilopes tibétaines.
Elles sont fragiles, sensibles et sont facilement effrayées.