Voie ferrée Qinghai-Tibet(1)

Source: CCTV.com | 09-11-2009 10:47

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Le premier juillet 2006 est une date importante pour le Tibet, ce jour-là, la ligne reliant Xining dans le Qinghai à Lhasa au Tibet entrait en service. L’objectif du gouvernement chinois ne se limitait pas à moderniser la région, il fallait aussi préserver sa culture et son environnement. Comment se porte donc le Tibet à présent? Merci de nous rejoindre sur Objectif Chine, nous irons voir comment la médecine moderne a pu atteindre les zones les plus reculées. Nous verrons quels sont les changements pour l’écosystème, et enfin nous irons à la rencontre de quelques personnes travaillant sur cette voie ferrée.

station de Golmud

Avec un écosystème si précieux aux abords de ce chemin de fer, il fallait inclure dans les plans de construction des mesures environnementales adéquates. Ce sont plus de visiteurs et plus de machines qui parcourent ces terres isolées, par conséquent, l’évacuation des eaux sales et le tri des déchets sont devenus une priorité. A la station de Golmund, ces camions attendent pour transporter les déchets et les poubelles du train vers le centre de traitement. Ce processus est très efficace pour préserver et protéger les terres alentours.

Tous les vendredis, quand la nuit tombe, ces camions se mettent en ligne et attendent patiemment le train poubelle. C’est bien sûr un travail laborieux, mais personnellement, quand je regarde ces lumières du crépuscule mêlées aux lumières artificielles, je trouve ça plutôt joli…

Quand le train approche, l’équipe s’active pour recueillir et trier les ordures, et vidanger les eaux sales du train. Toutes les ordures du train sont mises dans des sacs plastiques et envoyées vers l’une des 7 stations de tri du plateau, pour être traitées.

Le gouvernement chinois a conscience que cette nouvelle ligne attirera des touristes, c’est pourquoi elle se doit de prendre des précautions pour protéger ce fragile écosystème. Qui dit touristes dit consommateurs, qui dit consommation dit déchets. Tout au long de la voie se trouvent des stations pour stocker l’eau et les ordures. Une fois par semaine, le train poubelle passe, récolte les déchets et les porte au centre de traitement, la station de Golmund.

Une fois traitées, les eaux sales provenant des trains seront réutilisées au mieux dans les espaces verts de la région. Grâce à ces efforts écologiques, les terres traversées par le train ne sont pas endommagées par cette nouvelle voie ferrée.

Voilà le lac Conag, on a beaucoup parlé de lui pendant la construction de la voie, il faisait partie des principaux sites à protéger. On a donc stocké des sacs de sable sur les berges pendant les travaux, pour protéger l’eau de la pollution causée par la construction. Tous les sacs ont été retirés ensuite, et le lac et le sable sont propres. J’ai même vu des canards sur l’eau, et l’eau du lac est d’une couleur magnifique. De la couleur d’une eau d’un lac glaciaire.

A deux heures de route environ de Lhasa, nous sommes allés voir si les prairies avaient subi des changements pendant les travaux, qui nécessitaient pas mal de déplacement de terres. Elles sont restées en fait intactes et la faune ne les a pas fuies.

Nous étions venus ici l’année dernière, et en passant devant on s’est dit ‘tiens si on allait jeter un coup d’œil’….Au premier abord, je ne vois pas grand chose qui ait changé, la voie ferrée est là-bas derrière, et il y a toujours les fermes, et tout semble coexister en parfaite harmonie. Il reste quelques mottes de terre ici soulevées au cours des travaux, je suppose que l’on va les mettre le long de la voie ferrée, ou peut-être on les laisse là le temps que le sol les assimile.

L’écosystème du Tibet est très fragile, il n’était pas aisé de le protéger pendant la construction de la voie ferrée. Il a fallu préserver ces prairies où toute la faune tibétaine vient se nourrir, donc on a déplacé des mottes de cette herbe pendant les travaux, puis on les a remis en place une fois les travaux terminés..Et par chance, tout autour de moi, il y a des yaks, qui paissent sur ces carrés de prairies, ce qui prouve que ça a marché. Ça fait plaisir à voir.