60 PORTRAITS SINO-AFRICAINS ZHANG HUARONG

07-04-2016 09:48

Dossier : 60 portraits sino-africains

Zhang Huarong : laisser une marque de notre culture en apportant l’industrie légère en Éthiopie
 
Deux horloges sont accrochées au mur du bureau de Zhang Huarong. L’une indique l’heure de l’Éthiopie, l’autre celle de la Chine. Le décalage horaire est de cinq heures, mais pour Zhang Huarong, le temps est synchronisé.
 
Dans le bureau de Guangzhou a lieu une video-conférence sur un important projet en Éthiopie et le temps presse. L’investissement total de la création de la ville de l’industrie légère aux caractéristiques chinoises s’élève à 3,2 milliards de dollars.
 

Photo de Zhang Huarong

Photo de Zhang Huarong

ZHANG HUARONG
Vice-président de la chambre civile de commerce sino-africaine
 
"Je ne voulais pas seulement m’en sortir, je voulais également ouvrir la voie à l’industrie légère chinoise en Éthiopie afin de bâtir une ville de l’industrie [légère] aux caractéristiques chinoises efficace, civilisée, écologique et harmonieuse, ainsi que de développer l’économie éthiopienne et de créer une plateforme de développement durable. "
 
Zhang Huarong a fait fortune à la force du poignet et est devenu le plus important producteur chinois de chaussures pour femmes. Le processus de création de l’entreprise a cependant connu des hauts et des bas. C’est cependant grâce au courage et au sens de l’innovation, et parce qu’il a su voir le potentiel de l’Afrique, que Zhang Hangruo a transféré une partie de ses productions et est devenu le pionnier de l’industrie cordelière chinoise en Éthiopie.
 
ZHANG HUARONG
Vice-président de la chambre civile de commerce sino-africaine
 
"Au début, on produisait déjà des chaussures pour femmes. Parmi 50 grandes marques américaines de chaussures pour femmes, 30 étaient produites chez nous. Les exportations de tennis de la Chine vers les États-Unis sont taxées de 12 % à 30 % de droit de douane, mais les exportations d’Afrique aux États-Unis sont exemptées de taxes douanières. Produire des chaussures en Afrique est donc un atout. »
 
Zhang Huarong a décidé de se rendre en Éthiopie en septembre 2011. Et à la surprise générale, les premières opérations d’usine ont commencé au bout de seulement trois mois.
 
ZHANG HUARONG
Vice-président de la chambre civile de commerce sino-africaine
 
"Après la prise de décision, la première chose que nous avons faite était de recruter une centaine d’employés éthiopiens et de les former à Ganzhou, dans la province chinoise du Jiangxi. À la fin du mois de décembre, 200 ouvriers chinois se sont rajoutés aux 130 ouvriers éthiopiens pour s’envoler ensemble en Éthiopie. On a par ailleurs formé 100 employés sur place, et l'usine est entrée en production avec ces 500 employés le 30 décembre."
 
Tout ceci est le fruit des expériences professionnelles de Zhang Huarong. Tous les jours, à l’aube, comme des soldats, les ouvriers éthiopiens se sont adaptés au rythme chinois. Zhang Huarong mangeait et logeait souvent avec ses employés pour leur transmettre le dur sens du labeur chinois.
 
ZHANG HUARONG
Vice-président de la chambre civile de commerce sino-africaine
 
“Plusieurs travailleurs éthiopiens avaient un don pour l’apprentissage du mandarin, j’en ai pris 6 sous mon aile, je les considérais comme mes propres fils, je les invitais à manger à la maison, on fêtait les anniversaires ensemble, je leur ai appris la culture chinoise et comment devenir un cadre. Mais nombre d’entre eux, après avoir été formés, ont été recrutés par d’autres entreprises... "
 
Lors de ces 4 années en Éthiopie, plus de 100 employés formés ont démissionné pour trouver un meilleur emploi. Zhang Huarong relate souvent cette anecdote et ce regret, mais tout en gardant le sourire. Il pense qu’il s’agit d’un intérêt public que d’avoir formé des gérants talentueux et espère que ces derniers transmettent l’expérience et la culture chinoise à d’autres.
 
ZHANG HUARONG
Vice-président de la chambre civile de commerce sino-africaine
 
"Le souvenir le plus touchant et le plus émouvant que j’ai gardé de l’Éthiopie est celui de tous ces ouvriers qui travaillaient ensemble dans notre entreprise et mangeaient dans la même cantine. Et lorsque je les complimentais, ils me souriaient en montrant une rangée de dents blanches. C’est ce sentiment que je respecte le plus, le sentiment d’amitié et de sincérité est la meilleure des sensations. " 

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Rédacteur:Jin Wensi |  Source:
CCTV.com
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