A-mac : rappeur à la mode
10-14-2016 15:29
Nous poursuivons cette édtition avec notre série spéciale sur le Xinjiang. La Chine a une politique de long terme pour stabiliser la région autonome Ouïghour du Xinjiang, dans l'extrême ouest du pays. Toutefois, le Xinjiang est en proie à des troubles depuis des dernières années. Certains jeunes tentent de changer cette image en renforçant l'identité ethnique de façon moderne. Aujourd'hui, notre série Xinjiang : Explorer les nouvelles frontières de la Chine, porte sur le profil d'un rappeur ouïghour, âgé de 30 ans. Le rappeur A-mac veut utiliser la musique comme un pont pour surmonter les préjugés et stéréotypes. il combine le rythme fort et les paroles poétiques, et tout cela en mandarin.

A-mac : rappeur à la mode

A-mac : rappeur à la mode
A-MAC ADIL
Rappeur du Xinjiang
"La chanson intitulée "Mamat" a été créée à partir d'années d'expérience dans les grandes villes. Peu importe le groupe ethnique auquel vous appartenez, vous pourrez trouver votre histoire ici. La musique n'a pas d'étiquette, tout le monde peut être Mamat. Je m'appelle Adili. Mon nom ouïghour est Adil, et mon nom hip hop est A-Mac. Je suis parti d'Urumqi pour Beijing à l'âge de 6 ans, et j'ai commencé à l'adorer en étant enfant. La musique m'a donné la force, et ma ville natale m'a beaucoup inspiré au fil de mon parcours. Elle m'offre une vision d'un monde. Urumqi garde mes doux souvenirs d'enfance. La musique incite les gens à s'intéresser d'abord à vous, ensuite à votre culture ethnique. J'utilise la musique pour influencer les autres, afin que plus de personnes apprennent davantage sur l'autre face de mon groupe ethnique.
Les Ouïghours ont des traditions quelque peu colorées, et les jeunes font des choses intéressantes comme d'autres dans ce monde moderne. Quand j'ai commencé à écrire des chansons hip hop, j'utilisais des paroles du début jusqu'à la fin de la chanson. Mais après, j'ai découvert que les Chinois de l'ethnie Han aiment les mélodies. Maintenant, j'espère que toutes mes chansons sont populaires. Je m'en tiens aux éléments musicaux de ma propre ethnie, et j'ai envie de faire passer une énergie positive, donner de l'espoir et de la force à la génération des années 80. Je ne souligne pas dans mes chansons que je viens du Xinjiang, mais plutôt que je suis un homme ordinaire, comme tout le monde qui a ses propres anxiétés, inquiétudes et pression de la vie, et même des frustrations. Mon rêve est toujours de croire en un meilleur futur. Utilisant le mandarin dans mes chansons, j'espère que davantage de personnes vont partager ma musique et en apprendre sur la culture du Xinjiang, notamment la culture ouïghoure. Même si ma musique peut avoir une note xinjiangaise très présente, le contenu peut toutefois refléter les mêmes problèmes qui touchent les jeunes de mon âge à travers le pays. Beaucoup disent qu'ils se retrouvent dans ma musique. L'urbanisation change rapidement la ville chaque année. À chaque fois que je reviens à Urumqi, je découvre que les bâtiments sont devenus plus élevés, et qu'il y a plus d'enseignes de mode dans la ville. Urumqi possède maintenant un métro moderne et un nouvel aéroport. Une ambiance branchée est présente à chaque endroit populaire fréquenté par les jeunes. Je parle à travers la musique, et je peux changer les points de vue de beaucoup de personnes concernant le Xinjiang. La musique aide à unir différentes cultures. Les gens peuvent oublier qu'ils sont issus de milieux différents et profiter de la musique ensemble. Mon rêve est que ma musique ait plus grande influence en Chine, et même à l'étranger. J'espère pouvoir me produire sur de plus grandes scènes. Tous les jeunes dans cette ville devraient poursuivre leurs rêves, et s'y tenir. J'espère aussi pouvoir changer ma vie en travaillant dur, et que tous les autres puissent travailler ensemble pour changer les idées préconçues qu'ont les gens sur le Xinjiang."
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